Le Kolkhoze

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vendredi 21 mars 2008

Arthur C. Clarke est mort.

Pour tous les passionnés de science-fiction, il était l'auteur, entre autres livres, du fameux 2001, l'odyssée de l'espace dont Stanley Kubrick tira son chef-d'œuvre cinématographique.

Mais il fut aussi un grand scientifique, participant à l'élaboration du système RADAR pendant la Seconde Guerre mondiale mais surtout en inventant le concept de satellite géostationnaire (orbite de Clarke).

Il fut également membre du mouvement sceptique contemporain, dont le but est de lutter contre les pseudo-sciences (de l'ufologie à l'homéopathie), ou contre la prolifération de théories du complot.

Bref, un type très bien, qui s'est éteint le 19 mars 2008.

Pour lui rendre hommage, pensons à l'astéroïde (4923) Clarke qui gravite quelque part dans l'espace dimensionnel ainsi qu'au dinosaure Serendipaceratops arthurcclarkei qui gravite lui quelque part dans l'espace temps.

Arthur C. Clarke sur Wikipédia.

vendredi 25 janvier 2008

Création d'une vie artificielle : étape 2/3

Ca y 'est c'est fait. Le premier génome synthétique d'une bactérie vient d'être créé. Oh bien sûr, ne vous inquiétez pas, nous sommes encore loin d'un frankenstein puisqu'il s'agit là du plus petit génome connu contenant 580 gènes, à comparer aux 36 000 gènes humains. Mais la nouvelle scientifique, si elle peut poser des questions étiques, permet d'envisager néanmoins à moyen terme la synthétisation de bio-carburant ou d'envisager le traitement biologique de déchets toxiques.

Cette recherche "représente la deuxième de trois étapes vers la création d'un organisme vivant entièrement artificiel", précise Dan Gibson, principal auteur de cette étude à laquelle a également participé Craig Venter, fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.

"Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter, fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.

"Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il.

Lire Libération : Nouvelle étape cruciale vers la création d'une vie artificielle

Lire Science : Scientists Synthesize a Genome From Scratch

lundi 14 janvier 2008

Retour vers Mercure

Ca faisait 33 ans. En 1974, la sonde Mariner 10 avait été la première a photographier la planète Mercure à une distance de 756 km au travers de 2363 clichés couvrant 45 % de sa surface. Ce soir, la sonde américaine MESSENGER, lancée le 3 août 2004, va frôler la planète à 200 km de sa surface et va permettre de prendre une première série de 1300 clichés à la qualité et à la résolution largement supérieure à il y a 33 ans. Mieux, ces clichés concerneront les 55% de la face inconnue de Mercure.

Mercure, c’est la plus petite planète du système solaire et la plus proche de notre étoile. Elle fait partie des planètes telluriques, solides. Elle ressemble un peu à la Lune (son diamètre est de 4 878 km à comparer avec celui de la Terre de 12 740 km et de la Lune : 3 470 km). C’est aussi une planète fort méconnue, son observation étant rendue très difficile de par sa proximité du Soleil. Elle possède de nombreuses particularités, c’est par exemple la seule du système solaire à posséder une durée du jour plus longue que celle de son année. Un observateur sur Mercure pourrait certains jours voir le Soleil (d’apparence trois fois plus gros que sur Terre) évoluer de plus en plus lentement jusqu’à faire demi-tour et se coucher du côté où il s’est levé. Si la planète possède un mystérieux champ magnétique, elle serait quasiment dépourvue d’atmosphère et bombardée en permanence d’ultraviolets mortels… Sa surface pourrait être parcourue par des fleuves de plomb et de zinc.

Mercury_Earth_Comparison.png

Mercure comparée à la Terre, image de la NASA, domaine public.

L’intérêt de la mission en cours est bien entendu de comprendre les mécanismes de la formation de cette planète et se son évolution, et de comprendre par la même la formation et l’évolution possible de notre planète Terre.

"Je pense que nous allons avoir de grandes surprises", juge Faith Vilas, un des scientifiques de la mission.

"Ceci est une exploration scientifique pour laquelle le suspense grandit de jour en jour", relève dans un communiqué Alan Stern, administrateur adjoint de la Nasa chargé des missions scientifiques.

Messenger (Mercury Surface, Space ENvironment, Geochemistry and Ranging) devrait pouvoir recueillir des données sur la composition minérale et chimique du sol de Mercure ainsi que sur son atmosphère et sa magnétosphère, selon Marilyn Lindstrom, responsable du programme scientifique à la Nasa.

Ce frôlement de Mercure par Messenger permettra aussi de donner à la sonde une accélération gravitationnelle pour qu'elle puisse revenir se placer en orbite autour de la planète dans un peu plus de trois ans.

Outre le passage rapproché de lundi, Messenger en fera deux autres, un en octobre 2008 et un autre en septembre 2009, avant de poursuivre son périple pour se préparer au quatrième et dernier rendez-vous avec Mercure en mars 2011, cette fois pour sa mise en orbite.

Lire la dépêche AFP sur cyberpresse

Comme dans les scénarios de films de science-fiction qui aujourd’hui ne nous étonnent plus, blasés que nous sommes, la sonde sera pendant 14 minutes en autonomie totale sans moyen de communication avec la Terre quand elle passera derrière Mercure. C’est au terme de ses 14 minutes qu’elle devrait commencer à nous renvoyer ses fameux clichés et ses données enregistrées.

Lire la mission MESSENGER sur le site de la NASA

Lire l'article de Wikipédia : Mercure

Lire l'article de Wikipédia : Programme Messenger