Aussi étonnant que cela puisse paraitre, bien que les piles rechargeables existent depuis la fin des années 60, aucune étude n'avait à ce jour été entreprise pour comparer leur nocivité sur l'environnement par rapport à des piles classiques.

Il faut savoir qu'en 2005, rien qu'en France, plus d’un milliard de piles ont été consommées, chiffre en augmentation de 14% par rapport à l'année précédente.

Réalisée par le Bio Intelligence Service, centre français d’études et de conseil environnemental, financée en partie par l’ADEME, l’étude a été revue par l’institut Fraunhofer, un organisme de recherche allemand dont l’expertise scientifique est mondialement reconnue. Il s’agit d’une analyse de cycle de vie comparative entre une pile alcaline jetable et un accumulateur Ni-MH et son chargeur. Elle prend donc en compte toutes les étapes de vie des piles, de la production au traitement de fin de vie. Onze critères environnementaux ont été pris en compte, et cinq ont été privilégiés car considérés comme les plus significatifs. En conclusion, l’étude montre que, pour 1 kWh d’énergie produite, les accumulateurs ont « 23 fois moins d’impact potentiel sur les ressources naturelles non renouvelables, 28 fois moins d’impact potentiel sur le réchauffement climatique, 30 fois moins d’impact potentiel sur la pollution de l’air (pollution à l’ozone), 9 fois moins d’impact potentiel sur l’acidification de l’air, et 12 fois moins d’impact potentiel sur la pollution de l’eau ».

Lire l'article de Novethic, Les piles rechargeables, un moindre mal.