Le Kolkhoze

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vendredi 25 janvier 2008

Un Quizz qui casse la Barack ?

The effects of global warming are grossly exaggerated[1].

An additional carbon tax on fuel will effectively reduce pollution[2].

The US should never sign international treaties on climate change that limit economic growth[3].

  • completely agree
  • tend to agree
  • neutral
  • tend to disagree
  • completely disagree
  • no opinion[4]

Voici quelques-unes des 36 questions sur la thématique écologique (mais aussi sur l'armement, le système de santé, la guerre en Irak, etc.) imaginées par la société académique de l'Université d'Amsterdam pour déterminer duquel des quatre candidats démocrates et six républicains aux prochaines élections présidentielles américaines vous êtes le plus proche. Une élection dont les résultats vont peut-être encore plus peser sur notre avenir d'être humain que ceux des élections françaises... J'ai été très peu indécis dans mes réponses, plutôt catégorique ! Moi c'est Barack, et vous ?

Notes

[1] Les effets du réchauffement planétaire sont grandement exagérés

[2] Une taxe carbone sur le carburant permettra de réduire la pollution

[3] Les États-Unis ne devraient jamais signer de traités internationaux sur les changements climatiques qui limitent la croissance économique

[4] Tout à fait d'accord, plutôt d'accord, ni pour ni contre, plutôt pas d'accord, absolument pas d'accord, sans opinion.

samedi 15 décembre 2007

Disparition totale des glaces en Arctique à l'été 2030 ?

L'été 2007 a vu les glaces arctiques fondre à un rythme jamais vu et dépassant surtout les prévisions les plus pessimistes. Les conséquences sont encore mal évaluées mais il devient désormais acquis par la communauté scientifique que les estimations du GIEC sur l'élévation du niveau des mers doivent être revues à la hausse.

Ce réchauffement d'une ampleur inattendue de l'Arctique ainsi que la fonte de la calotte favorisent un phénomène récemment identifié : le "glissement" des glaciers. "Au sommet de la calotte, des lacs de dégel se forment ; l'eau ruisselle et s'infiltre sous la glace. Elle contribue à lubrifier le socle de la calotte et favorise l'avancée des glaciers dans la mer", explique Konrad Steffen (université du Colorado). Cet "écroulement" serait responsable "d'une perte annuelle de masse d'environ 100 milliards de tonnes de glace, alors que la fonte en elle-même ne compte que pour une perte de 30 milliards de tonnes de glace".

Or ce phénomène n'a pas été pris en compte dans les dernières estimations du GIEC, qui prévoient une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici à 2100. Pourquoi ? "Simplement parce que les modèles mathématiques capables de prévoir l'évolution du phénomène dans le futur n'ont pas encore été développés, explique Raymond Pierrehumbert (université de Chicago). La plupart des glaciologues considèrent désormais que les estimations du GIEC sont un minimum absolu. Il est certain que la réalité dépassera ces projections."

Lire Le Monde, Dans l'Arctique, le réchauffement a des effets plus forts que prévu.

« Avec ça, on ne cuit pas mais on chauffe »

Bali accouche aux forceps d'un accord sur le climat. Un accord non chiffré. Un repoussoir jusqu'en 2009, en espérant que d'ici là l'administration au pouvoir aux États-Unis change de bord ! Bref, disons-le franchement, un échec. Les coupables, ceux qui n'ont aucune excuse (U.S.A et Canada) et ceux à qui malheureusement nous ne pouvons pas donner de leçons (Chine, Inde...), devront sans doute rendre des comptes aux générations futures... Une fois n'est pas coutume, je me sens fier d'être européen aujourd'hui.

Le compromis est byzantin et chaque virgule aura été soupesée cent fois. Pour sortir de l’impasse, l’Union européenne a accepté que le texte élude les références chiffrées aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire de manière, auxquelles s’opposaient les Etats-Unis. Par conséquent, la communauté internationale « reconnaît que des réductions sévères des émissions mondiales devront être conduites » et souligne « l’urgence » de lutter contre le changement climatique, en renvoyant par une note en bas de page au rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Deux scénarios sont dès lors possibles : soit une réduction des émissions de -10 à -30 % (par rapport à 1990) pour les pays développés d’ici 2020, avec des efforts « marginaux » de la part des pays en développement. Soit une réduction perspective de -25 à -40 % en 2020 (par rapport à 1990) pour les pays industrialisés, avec des « efforts substantiels » de la part des pays en développement.

« Ce deuxième scénario serait compatible avec la d’un réchauffement limité à 2ºC par rapport aux niveaux préindustriels alors que le premier permettrait une stabilisation autour de 3ºC », a expliqué à Bali le climatologue français Jean Jouzel, membre du bureau du Giec. « Avec ça, on ne cuit pas mais on chauffe », a-t-il ajouté. De leur côté, les ONG regrettent le manque d’ambition et surtout l’obstruction des Etats-Unis pendant tout le processus de Bali.

Lire Le Soir : Un accord sur le climat à Bali.

Il n'empêche, on se souviendra longtemps de Yvo De Boer, secrétaire général de la Convention climat à l'O.N.U. qui craque à la tribune, épuisé et en en sanglots, après un marathon nocturne sans issu de plus de sept heures. Il quittera la salle sous les ovations. La même salle, qui, quelques instants plus tôt, avait copieusement hué la représentante américaine.

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Yvo de Boer en sanglots (à gauche), Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'O.N.U. (au centre) et le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono (à droite) à Bali, le 15 décembre 2007.

Photo AFP

Car c'est cela qu'il faut retenir : une volonté commune de l'écrasante majorité des nations de réduire les émissions de CO2. Un consensus scientifique. Une image des peuples unis qui nous réconcilierait presque avec la mondialisation !

Bali.jpg.jpg

Photo AFP

vendredi 14 décembre 2007

2007 : une des années les plus chaudes.

The UK's Hadley Centre and University of East Anglia conclude that globally, this year ranks as the seventh warmest. The 11 warmest years in this set have all occurred within the last 13 years. For the northern hemisphere alone, 2007 was the second warmest recorded.

Le Centre Hadley britanique et l'Université d'East Anglia ont conclu que, globalement, cette année se classe au septième rang des plus chaudes. Les onze années les plus chaudes depuis 1850 ont toutes eu lieu dans les treize dernières années. Pour l'hémisphère nord seul, 2007 a été la deuxième année la plus chaude enregistrée.

Les dix années les plus chaudes depuis 1850 :

  • 1998 - 0.52C (écart supérieur à la moyenne de la période 1961-1990)
  • 2005 - 0.48C
  • 2003 - 0.46C
  • 2002 - 0.46C
  • 2004 - 0.43C
  • 2006 - 0.42C
  • 2007 (provisoire) - 0.41C
  • 2001 - 0.40C
  • 1997 - 0.36C
  • 1995 - 0.28C

Lire l'article de la BBC, 2007 data confirms warming trend.

jeudi 13 décembre 2007

Al Gore soutient l'Europe contre les États-Unis.

Mon propre pays est le principal responsable de l'obstruction à tout progrès à Bali.

C'est ainsi qu'Al Gore s'est exprimé sous les applaudissements à la conférence de Bali sur le changement climatique. Craignant une impasse à quelques heures de la clôture de la réunion, il a appelé à un accord sans les États-Unis, un de plus après Kyōto.

La conférence avait pour but d'atteindre une baisse des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés de 25% à 40% en 2020.

Pour rappel, le protocole de Kyōto[1] signé en 1992 et ratifié par 156 pays (seuls deux états ne l'ont pas ratifié : le Kazakhstan, qui compte le faire prochainement, et les États-Unis qui ne comptent pas le faire) prévoyait d'ici 2012 une modeste réduction moyenne de 5% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990.

Lire Le Nouvel Observateur, Climat : Al Gore pour un accord sans les Etats-Unis.