Le Kolkhoze

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 15 décembre 2007

Leclerc, peut mieux faire.

Leclerc, qui avait été la première chaîne de supermarchés à proposer des sacs plastiques (ou poches, comme vous voulez !) réutilisables et recyclables, propose depuis peu pour deux euros des sacs 100 % équitable, 100 % biodégradable, en coton brut imprimé d'encre sans plomb. Le sac possède de plus le label Max Havelaar du commerce équitable et le coton est acheminé d'Inde et du Mali par bateau.

Tout cela est très bien, bien sûr, mais si Leclerc se lance dans ce genre de projet, c'est plus par soucis de markéting que pour faire du développement durable.

Comme le souligne l'article de Libé consacré à ce sujet:

Selon François Carlier, spécialiste environnement à l’UFC-Que choisir, «les sacs ne représentent que 2 % des déchets ménagers. Or Leclerc ne propose pas de solution sur les 98 % restants, au contraire. S’il se souciait d’environnement, il aurait une autre politique sur ses emballages ou ceux des industriels, en évitant de multiplier les emballages à l’intérieur des emballages, comme dans les gâteaux pour enfants».

Lire Libération, Le sac vert de Leclerc n’emballe pas vraiment.

vendredi 14 décembre 2007

Étude sur les piles rechargeables.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, bien que les piles rechargeables existent depuis la fin des années 60, aucune étude n'avait à ce jour été entreprise pour comparer leur nocivité sur l'environnement par rapport à des piles classiques.

Il faut savoir qu'en 2005, rien qu'en France, plus d’un milliard de piles ont été consommées, chiffre en augmentation de 14% par rapport à l'année précédente.

Réalisée par le Bio Intelligence Service, centre français d’études et de conseil environnemental, financée en partie par l’ADEME, l’étude a été revue par l’institut Fraunhofer, un organisme de recherche allemand dont l’expertise scientifique est mondialement reconnue. Il s’agit d’une analyse de cycle de vie comparative entre une pile alcaline jetable et un accumulateur Ni-MH et son chargeur. Elle prend donc en compte toutes les étapes de vie des piles, de la production au traitement de fin de vie. Onze critères environnementaux ont été pris en compte, et cinq ont été privilégiés car considérés comme les plus significatifs. En conclusion, l’étude montre que, pour 1 kWh d’énergie produite, les accumulateurs ont « 23 fois moins d’impact potentiel sur les ressources naturelles non renouvelables, 28 fois moins d’impact potentiel sur le réchauffement climatique, 30 fois moins d’impact potentiel sur la pollution de l’air (pollution à l’ozone), 9 fois moins d’impact potentiel sur l’acidification de l’air, et 12 fois moins d’impact potentiel sur la pollution de l’eau ».

Lire l'article de Novethic, Les piles rechargeables, un moindre mal.